Chroniques Antiques
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- Illustration de l'artiste Enrico Marini (avec son aimable autorisation) -


L’Histoire n’est que la somme d’actes ordinaires
Que les Hommes travestissent d’extraordinaire

Les Chroniques Antiques regroupent des textes uniques couvrant sur une large période antique la mise en lumière de personnages insensés, certains oubliés de l'Histoire, ou de faits égarés dans les mémoires. Entre faits réels et romances, ils sont interdépendants des autres tout en respectant une cohérence stylistique commune.

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  • La plupart des chroniques ont alimenté les deux ouvrages publiés, certaines sont ici à découvrir en intégralité, d'autres simplement citées)

Betula Sanguis
La révolte d'une Reine
Un Combat (Barbaricum)
Maledictus atavi (Barbaricum)
La main du Destin
Claélia, la dompteuse du Tibre

Le gué des Héros (Barbaricum)
Germana Gladiatrix (Barbaricum)
La Princesse de Qart-Hadašt
Terres brûlées (Barbaricum)
La Meute incluse dans La Lignée de Fer (Barbaricum)
L'Olifant de Rome (Barbaricum)
L'Orichalque du Nord (Barbaricum)
Aius Locutius (Barbaricum)
L'Arche du Rhénus (Barbaricum)

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(extrait)
Elle, elle était déjà campée face à ces fous la défiant : elle les dominait de sa haute taille insensée ! Elle avait la noblesse d’une Cimmérienne dans l’allure et, dans l’éclat translucide de ses yeux, la pureté de la glace. Presque à demi-nue, elle ne semblait craindre ni les Éléments soulevant sa longue chevelure noire tressée ni souffrir de ses chairs transies par la pluie – sa peau ne frissonnait même pas ! – et le métal de son armure lui ceignant les reins, la poitrine et les cuisses. D’une beauté inquiétante et à l’aura plus saisissante encore, elle brandit alors une longue épée. Son visage était peint de bandes blanches et ses paupières, mi-closes, peintes de noir comme les femmes des âges anciens quand l’humanité était encore animale.

(extrait)
Certes son casque, entrouvert par endroits pour laisser passer sa longue chevelure brune, rehaussait sa taille… mais celle-ci demeurait exceptionnelle, dominant les plus grands de ses sujets ! Son corps à nu, seulement ceint de mailles froides corsetées jusqu’au sang, ne frissonnait pas. Elle était belle, mais aussi glaciale que le bleu de son maquillage de guerre lui couvrant le visage. Sa peau était si pâle et ses chairs tellement transies qu’on y discernait jusqu’aux veines ; peut-être l’amulette sertie sur un lacet de cuir autour de son cou, la protégeait : il y brillait une gemme étrange comme si un rayon de soleil doré, ambré même, avait été piégé en son cœur… mais c’était là, la seule chaleur transparaissant de cet être presque animal !

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