Cosmogonie

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Cosmogonie

Que la Fable soit !
Et la Fable fut…


Bien qu’un peu nue
En son premier jour, cela va de soi,
On consacra le second
À la vêtir de faux-semblant
Pour, alors la contemplant,
Sa vertu faire paraître contrefaçon ;
Deux journées supplémentaires
Furent toutefois décrétées
Pour s’assurer que mensonge et vérité
Soient mêlés en son ambigu vocabulaire ;
Pour la cinquième
On peupla son monde Fabulaire
D’Oiseaux, de Poissons de mers
Et de bien des Animaux pour à ses poèmes
En faire la matière…

Puis durant l’avant-dernière
On la confia à l’Homme,
Seule créature en somme
De par son libre-arbitre
D’en préserver la morale avec bienveillance
Et d’en épouser le bon sens :
Erreur, car ces pitres,
À partir de la septième et depuis
Toutes les autres, ne laissèrent repos
À la belle Dame pour dans ses Fabliaux
En relater toute la folie !

On dit qu’en une semaine
Le monde fut…
… De celui des hurluberlus
Voyez que c’est avec peine
Qu’un jour prochain
On puisse en envisager la fin !

Auteur : Val


Cosmogonie : Thèse, parfois religieuse comme ici, sur le fondement de l’Univers

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(tiré de l'ouvrage édité : Drôles de Fables)

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