L'Ennui

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L'Ennui

Au long cours de l’ennui
Même le temps vieillit
Et jamais n’a de cesse
Son flot de tristesse
Qui par vagues de mélancolie
Bien des désillusions charrient…

Dans son calme lit,
Au moins la Mort
Peut-être y dort :
Ô jamais ! Elle est l’infâme lie
Dont l’éveillée crue, broie
Soudain le naïf qui s’y débat,
Toutes larmes boit,
Tout espoir noie…

Ainsi, à l’inéluctable naufrage,
Là où sombrent mêmes ceux qui nagent
Sur des rêves de gloire
Et leurs plus sûrs déboires,
Que notre dernier sanglot
Avant qu’il ne rejoigne l’abîme
De ce si laid mainstream
Soit pour ce qui demeure le plus beau :

L’enfant et sa naissance ;

À lui l’innocence
Pour, au moins un instant,
De ce vil et incestueux torrent,
Enfin faire barrage
Nous arrimant à de plus sains rivages…

Auteur : Val


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