L'Errant et le Destin

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L'Errant et le Destin

Un jour, refusant toute destinée,
Un drôle décida de lui échapper !
Aussitôt le Destin
D’apparaître au mutin :
« De me laisser au bord du chemin
Voilà curieuse lubie
Mon ami
Car, à la fin,
Quel que soient tes choix
J’en détermine la voie
Là où ils mènent ! »
Notre phénomène
D’hausser alors les épaules :
« Joue avec d’autres ce rôle
Sans espoir ;
Pour ma part
C’est avec ton faux-frère le hasard
Qu’il faudra de mon âme-en-peine
En suivre en spectateur la traîne
Marchant sans autre loi
Que tout droit ! »
Ainsi partit l’Errant
Par monts et vaux,
Qu’ils soient de terres ou d’eaux…

Passèrent bien des temps
Sans que de ses pas
Jamais de leur course il ne dévia
Quand il aperçut…
… Le même qu’au début :
« Toi réapparu !
Si c’est pour de ma sente divertir
Tu peux repartir ! »
Alors l’entité,
A son tour peinée,
N’osa au pauvre homme révéler
Qu’elle n’avait de place jamais bougée
Laissant le bougre entamer une nouvelle ronde
Autour du monde…

Ainsi beaucoup de fuir leur sort
De port en port
Au lieu d’en affronter
La vérité

Auteur : Val


  • Le Destin : Ici l’incarnation de l’inéluctable tracé pour chacun…
  • Mutin : Outre la personne qui se rebelle, c’est ici notre Errant en révolte contre le Destin.
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(tiré de l'ouvrage édité : Histoires de Fablesl)

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