La Brebis et sa tonte

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La Brebis et sa tonte

Un jeune et trop fébrile Pasteur,
Venue temps et heure
De tondre son cheptel,
Mis au supplice l’un de ses animaux
De maladroits coups de ciseaux,
Taillant soit pêle-mêle
Et trop haut,
Soit coupant jusqu’à la peau
La pauvre et soudaine rétive Brebis :
« Cela suffit !
Reprise ma toison dans le bon sens
Pour son poil vendre cher
Ou du boucher, à la fin, sacrifie mes chairs
Au moins d'une pareille expérience,
Même pour garnir leur nid les Corbeaux
Faisant sur mon dos
Meilleur métier de ma laine ! »

Si d'une ambition
Vous êtes privé de son don,
Ne vous en donnez donc peine

Auteur : Val


La Brebis tondue

Une brebis que l'on tondait maladroitement dit à celui qui la tondait : «Si c'est ma laine que tu veux, coupe plus haut; si au contraire c'est ma chair que tu désires, tue-moi une fois pour toutes, et cesse de me torturer pièce à pièce.»
Cette fable s'applique à ceux qui sont maladroits dans leur métier.

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