La Libellule et le lac(s) aux Fées

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La Libellule et le lac(s) aux Fées

Les Hommes sont parfois ridicules,
Mêmes ceux affublés de particules…

… Mais s’ils pullulent
On du ici plutôt à une Libellule
Depuis son nénuphar
D’en avoir le rôle phare :
Certes la belle
Etait Demoiselle
Mais de sagesse humaine
Tout aussi incertaine
Pour de son lac au soleil couchant,
De mille feux l’irisant,
Y voir secret féerique
Plutôt que beauté mirifique ;
Ainsi la Donzelle
D’en rejoindre le miroir pareil au ciel
Pour y frôler de ses ailes
Les eaux aux reflets vermeilles…
… Mais s’attardant sur le plus brillant,
L’éblouissant,
La voilà alors gobée
D’un coup par un carnassier Brochet !
- Qui ayant mauvaise vue
Avait là, des Fées et de leurs nervures d’or, cru
Tout autant en saisir les délicates feuilles -
Au moins du lacs de ces farceuses
Eut-il destinée moins malheureuse
Que notre naïve faisant deuil,
Et de sa vie, et de ses illusions si éphémères…

Ainsi combien qui pareillement,
Au lieu d’être prudent,
Se précipitent au moindre éclat de lumière
Sans s’être assurer, derrière,
Quelle ombre s’y terre !

Auteur : Val


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(tiré de l'ouvrage édité : Histoires de Fables)

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