Le début de la fin

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Le début de la fin

Le drôle de ce récit,
Dans la longue tradition des hurluberlus,
Eut idée, dés le début,
De n’en suivre leur cycle maudit :
Du monde, fini d’en chercher les quatre coins,
Des pas, pris à contre-sens
Ou les suivant tout droit, fi de leur incohérence ;
Oui, pied-de-nez au Destin,
De ses foudres et colères,
Méandres et traversées du désert,
D’en refuser tout chemin :
Voilà mot de la fin…

« Si tu restes là,
Tu n’échapperas… »
« … Ah non ! Ne te donne la peine
De me faire rengaine
Voulant que refusant ta loi
On échoue justement là
Où l’on n’escomptait se rendre :
Et même alors, à tout prendre,
Ne bougeant pas d’ici
Je n’en serai point surpris ! »
Toutefois, pensant repousser
La Destinée,
Il fut bien plus étonné
De l’apparition de son pendant, la Fatalité,
Qui vêtue des habits de la Mort
Précipita son sort,
L’idiot
Lui ayant tourné le dos…


On pense que c’est une Fable
Mais il est pourtant inéluctable
Qu’à tout début
Il soit une fin, même alors confondus !

Auteur : Val


Références aux Fables précédentes : « L’Errant et le Destin », « Les quatre coins du Monde », etc.

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(tiré de l'ouvrage édité : Drôles de Fables)

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