Le Philosophe et le Fabuliste

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Le Philosophe et le Fabuliste

Un Philosophe, appelons-le Friedrich,
Trouvant affairé à une table
Et à sa Fable
Un Fabuliste aux rimes un peu riche
Se trouva de sa teneur bien surpris
S’en réclamant philosophie :
« Mon ami, sans être cynique,
Fi de vos morales antiques
Bonnes pour les braves gens
Mais aux réactionnaires fondements ;
De toutes leurs rances valeurs
On en a des haut-le-coeur :
Pour les transcender,
Détruisez-les ! »
A ce nihiliste factum
De réagir notre bon plus que surhomme :
« De votre pensée,
Sans doute plus élaborée,
J’ai doute que de la théoriser
Peu en ait quelque intérêt ;
Pour s’y intéresser,
Même de son plus pauvre résumé,
Comptez plutôt sur moi
Et mes apologues naïfs
Pour que les inconscients, dont je rejoints le collectif,
S’en approprient au moins ça :

- Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort -

Voilà pour cette niaise métaphore
De faire votre pastiche,
Bien désolé monsieur Nietzsche ! »


Auteur : Val
  • Factum : Exposé d’un propos ou d’un fait.
  • Friedrich Wilhelm Nietzsche : Célèbre Philosophe de la fin du 18ème Siècle aux théories basées sur la critique des valeurs et morales occidentales. Sa pensée se centre sur les phénomènes d’instinct et de puissance de l’Homme dans le contexte des lois et droits les contenants.
  • « surhomme » : L’une des pensées centrales de Nietzsche formée sur l’idée que l’Humanité qui n’a pas de sens doit aspirer à se transcender vers le développement d’une puissance supérieure.

Jeux de mots : « sur moi », « inconscient… collectif » et « ça » sont un clin d’œil aux théories psychologiques de l’esprit humain.

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(tiré de l'ouvrage édité : Histoires de Fables)

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