Le Renard et le Dragon

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Le Renard et le Dragon

Naguère quand vivaient les Dragons,
Ici pour l’histoire
Il vous faut le croire,
Si certains préféraient les Donjons
Pour y enfermer Vierges et Princesses,
D’autres hantaient souterraine forteresse
Y gardant fabuleux trésor ;
Un jour le sort
Voulu qu’un Renard terrassier,
Creusant son terrier,
Y débouche ayant déblayé la terre
Jusqu’à l’un de leur profond repaire !
Pour chance, le Goupil n’était pas Dracologue
Ni la bête, l’interpellant, sinistre Nidhogg :
« Si d’or tu ne désires la prise,
Pardonnée est ta méprise ;
Mais connaissant mon secret
Tu risques à tous de le répéter ! »…
… « Si j’étais un Homme
Courant après la Fortune
Je ferais sans doute aubaine opportune
D’en convoiter la somme
Mais choisir de vivre emmuré
Craignant d’en être dépossédé
N’est point une vie
Pour qui de la liberté chérie !
Alors je te laisse
Ton tas de pièces
Et pour héritage
Me contenterais de mon humble bocage… »

… Depuis lors si on fait du beau Rouquin
Légende d’être bien malin
On ne prête plus en rien
Sens à celle de notre mythique gardien !

Ainsi ceux qui de leurs aurifères
Pensent les emporter au-delà de leurs chairs :
Jamais, livrée aux flammes,
On a vu âme
De paillettes se répandre
Autres que leurs cendres…

Auteur : Val


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(tiré de l'ouvrage édité : Histoires de Fables)

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