Le Satyre et l'Ingénue

Retour index : Les Fables


  • Fable dans le cadre d'un exercice portant sur l'illustration des sept pêchés capitaux, ici la Luxure

Le Satyre et l'Ingénue

À l’orée d’une Forêt de feuillus,
Attiré par la vierge vertu
D’une jeune ingénue,
Un Satyre aux poils drus
Vint l’écume aux lèvres
Lui tenter le Loup d’une voix mièvre :
« Ô petit Chaperon perdu
Et à l'innocence nue ;
Ton panier est bien vide de fruit
Mais j'en ai un, certes plus défendu,
Dont la vue
Comblera ton appétit…
… Hum, comme tu sembles à croquer
Sous ta houppelande,
Et comme est friande
La fragrance de tes chairs à déflorer,
Ah, comme paraît peu sage
Ce que tu caches derrière ton corsage… »

Ou plutôt ce que dissimulait son manteau,
En l'espèce une tranchante paire de ciseaux,
Notre point si naïve
Avertie par sa grand-mère
Des mœurs de tels pervers
Et qui, celui-là sortant la « chose » agressive,
Eut bien ridicule débandade
À cette inattendue estocade !

Gare à ses tentations
De n'y succomber pour de bon

Auteur : Val


Commentaires à venir)

Sauf mention contraire, le contenu de cette page est protégé par la licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License