Le Taon et la Vache

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Le Taon et la Vache

De manière incessante,
Comme l’est parfois
De la conscience sa fameuse petite voix,
Quelques Mouches bourdonnantes
Maltraitaient une pauvre Génisse ;
Ainsi mise au supplice,
Et fuyant le pré pour l’étable
Pensant ce bruyant compagnonnage
Craindre son ombrage,
Voilà qu’encore moins aimable
Vint se poser sur son cuir un Taon :
« À quoi bon fuir sa condition ?
Faites à votre aise le dos rond
Mais la raison est une piqûre
Dont à chaque créature
Je fais rappel sur tous les tons
Si elle l’ignore ! »…

… « Celle-là même dite la meilleure,
C’est ce que l’on apprend par cœur,
Quand elle appartient au plus fort ? »

Aussitôt un terrible claquement de queue
Suivi d’un incongru « meuh »
Conclurent ainsi qu’au bravache
Y répond parfois quelque amour… Vache !

Auteur : Val


(commentaires à venir)

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