Les quatre Saisons

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Les quatre Saisons

Quand l’Automne tel un soupir
N’était déjà plus qu’un souvenir,
L’Hiver vint porter dernier baroufle
Envers le Printemps
À peine naissant
Et au plus fragile souffle :
« Frivole jeunesse
Dont on attend les caresses
Pour avec insouciance
Jouir sans alors plus commun sens
De leurs douces espérances…
… Quelle inconscience !
Car là où les fous en ans te comptent,
Des miens, les sages les décomptent
À chaque passage !
Jeunes ou plus vieux
Ploient, plus que devant les Dieux,
Leurs têtes à mon seul présage ;
Mes morsures crevassent
De vilaines grimaces
Qui ose me faire face
Et, d’un regard, chacun je glace…
… Vois que si on te prête vie
Ce n’est là qu’à mon seul saisonnier répit ! »

Vive colère
Auquel notre Vernal fit plus bel air :
« Il est vrai, bien que comme l’Eté
Alors d’une même durée,
Ton règne davantage est souffert
Sous ton ministère…
… Va savoir par quel mauvais Vent ! »

Comme le Temps
Semble inégal
Qu’on est audience
Avec grise mais terne éminence
Ou lumineux esprit plus jovial

Auteur : Val


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